Propriété communautaire

Mise à part la rhétorique quant à l'appropriation nationale, après des décennies de programmes de développement, que peut-on vraiment identifier comme réussite pertinente?
Comme discuté auparavant dans un poste détaillé ici même, le modèle d'aide au développement est toujours basé sur une approche condescendante. Et parce que l'évaluation d'impact seule parmi d'autres indicateurs vérifiables peut nous dire ce qui se passe en termes de réalisations, il n'a tout simplement aucune logique qu'après autant de milliards de dollars dépensés dans le développement, en Afrique et ailleurs dans le monde en développement, nous n'avons pas encore un accès décent aux infrastructures routières, de l'eau à même d'alléger le fardeau de la mobilité des personnes et des biens...
Inutile de dire que l'appropriation communautaire en est alors l'un des piliers majeurs. À ce jour, l'importance accordée, à l'appropriation communautaire, au-delà de celle nationale dans l'atteinte des objectifs de développement, est largement admise par les donateurs et les pays partenaires...

Il n'a pas fallu la récente crise financière mondiale pour démontrer à nos agriculteurs que l'avenir est entre leurs mains. Nos propres gouvernements nous ont faussé s'agissant de choix stratégiques de développement et des modèles durant ces dernières décennies, y compris aux temps des programmes d'ajustements structurels qui nous sont imposés par les institutions de Bretton Woods ...
L'identification de besoins énormes en termes de renforcement des capacités communautaires nous a conduit à aborder la propriété communautaire à travers les villages pilotes avec lesquels nous travaillons, car nous pensons que:

  1. Des programmes coopératifs endogènes vont donner le sentiment de contrôle à la communauté.
  2. Ces programmes sont démocratiquement administrés par la communauté.
  3. Ils encouragent la citoyenneté active des individus concernés.
  4. Ils agissent comme un modèle de carrefour d'échange pour la réflexion à long terme.