Développement durable: Deux décennies perdues

La conférence Rio +20 de l 'ONU aura lieu en Mai 2012 à Rio de Janeiro. Vingt ans après le Sommet de la Terre sur l'environnement et le développement, on verra si la communauté internationale finira par trouver la voie du développement durable malgré les deux décennies perdues. Nous  avons besoin d’une économie post-croissance.
Lors du Sommet de Rio en 1992 la communauté internationale s'est engagée dans la voie du développement durable. Qui a marqué le point de départ d’une stratégie de conception prospective  en plus de la promesse d’un nouveau paradigme du développement. Le plan d’action de  «l’Agenda 21»  approuvé en ce moment préconisait que: «La seule façon de nous assurer d’un  avenir plus sûr et plus prospère est de traiter les questions d'environnement et de développement ainsi de manière équilibrée. [...]. Nous devons satisfaire les besoins humains fondamentaux, améliorer le niveau de vie pour tous et mieux protéger et gérer nos écosystèmes ».

En accord avec le principe du pollueur-payeur, les pays industrialisés étaient censés assumer la responsabilité principale.
Sur le chemin de l'autodestruction:
Les retombées du développement au cours de ces 20 dernières années ont été une  moquerie des décisions de Rio. Les principaux indicateurs économiques, sociales et environnementales sont de nature à enclencher la sonnette d'alarme. L'écosystème de la terre est de plus en plus hors de ses gonds. L'empreinte écologique des pays industrialisés a dépassé ce que la terre peut supporter ou régénérer. La déforestation se poursuit sans relâche, la biodiversité est en train de disparaître, l'eau potable devient de plus en plus rare et les océans sont surexploités. Le nombre de personnes affamées augmente, en plus du fait que de vastes étendues sont utilisées pour cultiver du carburant plutôt que de la nourriture. La concurrence pour les ressources non renouvelables est de plus en plus abjecte. Le changement climatique est l'illustration parfaite de nos modes de production et de consommation non durables.
Vingt années après «Rio» sont ainsi assimilables à 20 ans d'échec de politique collective. Il n'y avait aucune volonté d'amorcer le changement de paradigme.